Prise en charge du cancer de la prostate
Le cancer de la vessie se caractérise par la croissance anormale de cellules dans la paroi de la vessie, un organe creux situé dans le bas de l’abdomen, responsable du stockage de l’urine. En France, il représente le 7ᵉ cancer le plus fréquent, avec environ 13 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année, touchant majoritairement les hommes de plus de 60 ans.
Il existe plusieurs types de cancer de la vessie, le plus courant étant le carcinome urothélial représentant environ 90 % des cas. Les autres types incluent le carcinome épidermoïde et l’adénocarcinome, plus rares.
Facteurs de risques
Le principal facteur de risque du cancer de la vessie est le tabagisme. Les substances cancérigènes contenues dans la fumée de tabac sont filtrées par les reins et se retrouvent dans l’urine, exposant ainsi la paroi vésicale à ces agents nocifs. Les fumeurs ont un risque jusqu’à quatre fois supérieur de développer ce cancer.
D’autres facteurs de risques incluent :
- Expositions professionnelles : le contact prolongé avec certaines substances chimiques, notamment les amines aromatiques utilisées dans les industries du textile, du caoutchouc, des colorants et des peintures, augmente le risque de cancer de la vessie.
- Âge et sexe : le risque augmente avec l’âge, et les hommes sont plus fréquemment touchés que les femmes.
- Antécédents médicaux : les infections urinaires chroniques, certains traitements antérieurs par chimiothérapie ou radiothérapie, ainsi que des antécédents personnels ou familiaux de cancer de la vessie peuvent également accroître le risque.
Symptômes
Le symptôme le plus courant du cancer de la vessie est la présence de sang dans les urines (hématurie), qui peut être visible à l’œil nu ou détectée uniquement par des analyses. Cette hématurie est souvent indolore.
D’autres symptômes peuvent inclure :
- Troubles urinaires : envies fréquentes d’uriner, sensation de brûlure lors de la miction, ou difficulté à uriner.
- Douleurs : douleurs dans le bas du dos ou dans le bassin.
Diagnostic
Le diagnostic du cancer de la vessie repose sur plusieurs examens complémentaires :
- Analyse d’urine : pour détecter la présence de sang ou de cellules cancéreuses.
- Cystoscopie : examen endoscopique permettant de visualiser directement l’intérieur de la vessie et de repérer d’éventuelles lésions.
- Imagerie médicale : échographie, scanner ou IRM pour évaluer l’étendue de la tumeur et rechercher d’éventuelles métastases.
Des avancées récentes, telles que l’utilisation de l’IRM, permettent une évaluation plus rapide et précise, réduisant ainsi le délai entre le diagnostic et le début du traitement.
Traitements
- Tumeurs non invasives (superficielles) : le traitement de première intention est la résection transurétrale de la vessie (RTUV), souvent suivie d’instillations intravésicales de BCG (Bacille de Calmette-Guérin) ou de chimiothérapie pour prévenir les récidives. D’autres molécules sont en cours de développement.
- Tumeurs invasives : le traitement standard est la cystectomie totale (ablation complète de la vessie), précédée ou suivie d’une chimiothérapie. Dans certains cas, une radiothérapie ou une immunothérapie peuvent être envisagées.
- Cancers avancés ou métastatiques : les options incluent la chimiothérapie systémique, l’immunothérapie avec des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire, et les thérapies ciblées. Des traitements innovants, tels que le sasanlimab, montrent des résultats prometteurs dans les essais cliniques.
Suivi
Le cancer de la vessie présente un risque élevé de récidive, nécessitant un suivi rigoureux :
- Tumeurs à faible risque : cystoscopie annuelle pendant au moins 10 ans
- Tumeurs à risque intermédiaire : cystoscopie tous les 3 à 6 mois pendant les 2 premières années, puis tous les ans.
- Tumeurs à haut risque : cystoscopie tous les 3 mois pendant les 2 premières années, tous les 6 mois les 2 années suivantes, puis annuellement.
- Ce suivi peut inclure des analyses d’urine, des cytologies urinaires et des examens d’imagerie pour détecter précocement toute récidive ou progression de la maladie.
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Tarek
FARDOUN
Chirurgien urologue

Philippe
GUIRAUD
Chirurgien urologue
